000 02241nam a2200241 4500
001 24378
090 _a24378
100 _a20111021c2011 y0pory50 ba
101 _afre
200 _aLa preuve des faits similaires devant la cour pénale internationale
_emécanisme sous surveillance
330 _aConvaincre les juges de la culpabilité d'un accusé au-delà de toute doute raisonnable, telle est la charge incombant au procureur devant la CPI. Dans l'accomplissement de cette charge, celui-ci jouit d'une liberté de production d'éléments de preuvre de la réalité des faits décrits dans la décision confirmative des charges et de leur imputabilité à la personne poursuivie. Cette liberté, qui, heureusement, est limité notamment par la saisine de la chambre et le respect des droits de la défense, l'amène parfois à recourir à la preuve des faits similaires, entendus comme des faits qui ne sont pas visés dans l'acte d'accusation, mais dont l'établissement tendrait à prouver la culpabilité de l'accusé, étant donné que ces faits partagent avec le crime commis par ce dernier une communauté de contexte. Cependant, cette forme de preuve, envisageable en matière de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, doit être soumise à une stricte surveillance, car son usage abusif peut conduire au débordement de la saisine de la Cour et à la violation du principe de la présomption d'innocence. Pour éviter ce risque de dérapage préjudiciable à l'équité et à la régularité de la procédure, il importe d'abandonner le concept de preuve des faits similaires pour ne parler que de preuve du contexte des crimes contre l'humanité ou des crimes de guerre.
461 _vN.2
_davr.-juin 2011
_pp.343-369
_tRevue de Science Criminelle et de Droit Pénal Comparé
_cParis
606 _aDIREITO PENAL
_9220
606 _aDIREITO PENAL INTERNACIONAL
_9579
606 _aMEIOS DE PROVA
_91308
606 _aCRIME CONTRA A HUMANIDADE
_93183
606 _aPRESUNÇÃO DE INOCÊNCIA
_91637
700 _aMALEWA
_bJean-Pierre Fofé Djofia
_920316
852 _jP.72