000 01664nam a2200193 4500
001 24061
090 _a24061
100 _a20101202c2010 y0pory50 ba
101 _afre
200 _aLa preuve illicite au regard de la convention européenne des droits de l'homme - Analyse de la recevabilité de la preuve illicite produite par un particulier au procès pénal
330 _aLa chambre criminelle de la Cour de cassation admet la recevabilité d'une preuve illicite produite par un particulier au procès pénal. Au regard des critiques suscitées par cette jurisprudence il convient d'examiner sa conventionalité. Si l'absence de violation de l'article 6 de la C.E.S.D.H. est admise depuis l'arrêt Schenk de la C.E.D.H. rendu en 1988, c'est seulement depuis 2006 que des arrêts relatifs à la preuve produite dans un procès en divorce permettent de conclure que la jurisprudence pénale est conforme aux exigences de l'article 8. La conventionalité de la recevabilité d'une preuve illicite conduit donc à s'interroger sur la justification de l'infraction ayant permis son recueil ou sa production or celle-ci ne peut être admise que pour la production de la preuve. Dès lors, l'infraction commise pour le recueil de la preuve ne peut pas être justifiée, mais la preuve illicite est néanmoins recevable.
461 _vN.3
_djuillet-septembre 2010
_pp.537-562
_tRevue Pénitentiaire et de Droit Pénal
_cParis
606 _aPROVA ILÍCITA
_920137
700 _aPONCHEVILLE
_bBlandine Thellier
_9117366
852 _jP.45