000 01992nam a2200241 4500
001 23854
090 _a23854
100 _a20100909u y0pory50 ba
101 _afre
200 _a«Justice des mineurs, justice mineure»
_ec'est-à-dire? réflexions d'une clinicienne
330 _aAu terme d'une recherche sur les juges des enfants une psychologue clinicienne s'interroge sur le double sens de cette formule choc, tantôt présentée comme une vérité d'évidence, tantôt contestée. Une telle formule qui vise à dévaloriser la fonction de juge des enfants traduit une hiérarchisation tacitement admise par l'ensemble du corps qui identifie la compétence professionnelle à la capacité de manier finement les énoncés et les catégories du droit, particulièrement en matière civiliste. Sans doute parce que le droit civil représente, à l'instar des mathématiques, le maximum de l'abstraction et donc de la mise à distance, voire de «l'éradication du pulsionnel et de l'affectif». Mais cette hiérarchisation est intériorisée par les juges des enfants, marqués en tant qu'individus par une certaine insécurité personnelle et une relation complexe à l'autorité. «Magistrats» avant d'être «juges des enfants», la plupart d'entre eux se replient derrière le droit comme derrière un masque et se raccrochent aux articles du code qui leur sert de garde-fou pour se protéger des dangers de l'implication émotionnelle dans les affaires qu'ils ont à traiter.
461 _vN.23
_d1985/2
_pp.175-190
_tAnnales de Vaucresson
_cVaucresson
606 _aJUSTIÇA DE MENORES
_95275
606 _aINTERVENÇÃO CLÍNICA
_9104950
606 _aESTUDO CLÍNICO
_95998
606 _aJUIZ DE MENORES
_97166
700 _aMAZEROL
_bMarie-Thérèse
_96772
852 _jP.90