000 01884nam a2200181 4500
001 20061
090 _a20061
100 _a20051006u y0pory50 ba
101 _afre
200 _aRéflexions sur l'inhumain et le droit
_ele droit en quête d'humanité
330 _aAvant d'être un objet pour le droit, l'inhumain est un thème pour la sensibilité, mais face à des actes qui semblent excéder notre compréhension et notre capacité d'identification, il faut résister à la tentation rassurante d'invoquer la bestialité ou la folie. Parce qu'il ne relève pas d'une nature inhumaine, l'inhumain est imputable. C'est même parce qu'il est imputable, donc humain, qu'il est fondamentalement inhumain, autrement dit qu'il peut exister comme tel et être appréhendé par le droit. Sanctionné à travers l'incrimination des crimes contre l'humanité ou l'interdiction des traitements inhumains et dégradants, l'inhumain peut alors se définir comme l'occultation raisonnée et rationalisée de l'humanité, permise par la relation de pouvoir et de domination qui existe entre l'auteur et sa victime. Mais comme il y a toujours à l'origine de l'inhumain non pas tant la violation délibérée de la loi que son appropriation ou sa confiscation, un doute plane sur l'innocence du droit lui-même. La question de l'inhumain implique encore la reconnaissance et l'affirmation de principes absolus, inconditionnels, qui puissent être invoqués en droit contre le droit.
461 _vN.3
_djui.-sep. 2005
_pp.483-507
_tRevue de Science Criminelle et de Droit Pénal Comparé
_cParis
606 _aDIREITO VÍTIMA IMPUTABILIDADE INIMPUTABILIDADE CRIMES CONTRA A HUMANIDADE TRATAMENTO DESUMANO OU DEGRADANTE
_9113807
700 _aSEVELY
_bCatherine
_9113808
852 _jP.72