Du prétendu homicide de l'enfant à naître [défense et illustration de la position de la Cour de cassation]
In: Revue de Science Criminelle et Droit Pénal Comparé. Paris. N.1 (jan.mar. 2005) , p.47-57Idioma: Francês.Assunto: DIREITO PENAL ABORTO CRIME DE HOMICÍDIO INTERRUPÇÃO DA GRAVIDEZ HOMICÍDIO INVOLUNTÁRIO TRIBUNAL Localização e Cota : P.72 Resumo: La Cour de cassation, à plusieurs reprises, a refusé d'appliquer à l'enfant à naître l'incrimination d'atteinte involontaire à la vie. Cette solution a été condamnée par une doctrine pénale quasi unanime. L'objectif de ce bref article, également chronique d'humeur, est de montrer que cette prise de position doctrinale relève davantage d'opinions personnelles, certes respectables, mais néanmoins partisanes, que d'un raisonnement respectueux des préceptes du droit pénal. En effet, l'evolution récente en matière de protection du foetus se caractérise par un retrait progressif du droit pénal; en particulier, l'incrimination d'avortement a été remplancée par cele d'interruption illégale de grossesse qui ne protège plus l'enfant à naître, mais seulement la femme qui le porte. Dans ces conditions, l'on ne saurait "Solliciter" le droit commun de la protection des personnes pour combler une lacune volontaire du législateur, qui aboutirait au surplus de manière paradoxale à sanctionner les atteintes involontaires au foetus tandis que les atteintes volontaires ne le seraient pas. Sans doute, la solution actuelle n'est-elle pas satisfaisante, ni sur le plan éthique, ni sur le plan pratique; mais compte tenu des enjeux, il appartient au seul législateur d'y remédier. La tâche ne sera pas aisée; le précédent de l'amendement Garraud peut aisément en convaincre.| Item type | Current location | Call number | Status | Date due | Barcode |
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| Analíticos de Periódicos | Biblioteca da Direção-Geral de Reinserção e Serviços Prisionais | P.72 (Browse shelf) | Available |
La Cour de cassation, à plusieurs reprises, a refusé d'appliquer à l'enfant à naître l'incrimination d'atteinte involontaire à la vie. Cette solution a été condamnée par une doctrine pénale quasi unanime. L'objectif de ce bref article, également chronique d'humeur, est de montrer que cette prise de position doctrinale relève davantage d'opinions personnelles, certes respectables, mais néanmoins partisanes, que d'un raisonnement respectueux des préceptes du droit pénal. En effet, l'evolution récente en matière de protection du foetus se caractérise par un retrait progressif du droit pénal; en particulier, l'incrimination d'avortement a été remplancée par cele d'interruption illégale de grossesse qui ne protège plus l'enfant à naître, mais seulement la femme qui le porte. Dans ces conditions, l'on ne saurait "Solliciter" le droit commun de la protection des personnes pour combler une lacune volontaire du législateur, qui aboutirait au surplus de manière paradoxale à sanctionner les atteintes involontaires au foetus tandis que les atteintes volontaires ne le seraient pas. Sans doute, la solution actuelle n'est-elle pas satisfaisante, ni sur le plan éthique, ni sur le plan pratique; mais compte tenu des enjeux, il appartient au seul législateur d'y remédier. La tâche ne sera pas aisée; le précédent de l'amendement Garraud peut aisément en convaincre.
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