01763nam a2200169 450000100060000010000410000610100080004720000930005533012450014846100630139360600250145660600310148160600210151260600200153370000310155385200090158423854 a20100909u y0pory50 ba afre a«Justice des mineurs, justice mineure»ec'est-à-dire? réflexions d'une clinicienne aAu terme d'une recherche sur les juges des enfants une psychologue clinicienne s'interroge sur le double sens de cette formule choc, tantôt présentée comme une vérité d'évidence, tantôt contestée. Une telle formule qui vise à dévaloriser la fonction de juge des enfants traduit une hiérarchisation tacitement admise par l'ensemble du corps qui identifie la compétence professionnelle à la capacité de manier finement les énoncés et les catégories du droit, particulièrement en matière civiliste. Sans doute parce que le droit civil représente, à l'instar des mathématiques, le maximum de l'abstraction et donc de la mise à distance, voire de «l'éradication du pulsionnel et de l'affectif». Mais cette hiérarchisation est intériorisée par les juges des enfants, marqués en tant qu'individus par une certaine insécurité personnelle et une relation complexe à l'autorité. «Magistrats» avant d'être «juges des enfants», la plupart d'entre eux se replient derrière le droit comme derrière un masque et se raccrochent aux articles du code qui leur sert de garde-fou pour se protéger des dangers de l'implication émotionnelle dans les affaires qu'ils ont à traiter. vN.23d1985/2pp.175-190tAnnales de VaucressoncVaucresson aJUSTIÇA DE MENORES aINTERVENÇÃO CLÍNICA  aESTUDO CLÍNICO aJUIZ DE MENORES aMAZEROLbMarie-Thérèse jP.90