01739nam a2200133 450000100060000010000410000610100080004720001020005533012620015746100720141960600780149170000260156985200100159523093 a20100125c2009 y0pory50 ba afre aLe développement des quartiers sécurisés et la peur de la délinquanceele cas de Budapest aDepuis que dans le monde entier des millions de personnes vivent dans des zones résidentielles gardées, avec un accès restreint au public, le développement de ces quartiers sécurisés ne peut plus être attribué uniquement à des événements accidentels ou déviants. Inspiré par une discussion théorique au sujet de la nouvelle ségrégation, cet article tente de découvrir les forces qui impulsent le développement des enclaves fermées de Budapest, ville dans laquelle, entre 2002 et 2007, soixante-dix parcs résidentiels ont été construits, totalisant presque 14000 logements. L'article montre que malgré les grandes différences entre riches et pauvres et la vaste implantation d'espaces défendables et défendus, la montée des quartiers sécurisés est principalement due à la fuite des quartiers délabrés par la classe moyenne supérieure et à sa volonté de montrer ostensiblement son prestige, plutôt qu'à la peur de la délinquance. Les quartiers sécurisés à Budapest sont donc devenus une manifestation de la révolte de la classe moyenne supérieure contre le gouvernement local, incapable de lui procurer des biens publics tels qu'un environnement vert, sûr et prestigieux. vV.33,n.4dDéc. 2009pp.573-591tDéviance et SociétécSuisse aPREVENÇÃO DA DELINQUÊNCIA BAIRROS RESIDENCIAIS SEGURANÇA URBANA aCSÉFALVAYbZoltán jP.146