01989nam a2200157 450000100060000010000410000610100080004720001070005533014490016246101290161160600170174060600260175760600130178370000250179685200100182121902 a20090210c2008 y0pory50 ba afre aSécurité privée et gouvernance de la sécuritéemais que fait la police?fMassimiliano Mulone aL'accroissement de l'industrie de la sécurité est une réalité partagée par une majorité des pays occidentaux. Cet article se propose d'étudier un aspect relativement peu investigué de cet accroissement, soit la réaction de la police publique face à l'expansion du marché de la sécurité. à l'aide d'une revue de littérature et d'une courte étude de cas, nous nous sommes attelé à décrire les logiques de commercialisation des polices publiques, ainsi que la mise en place, par l'entremise de systèmes d'accréditation et de délégation de pouvoirs, de nouveaux acteurs publics ou semi-publics de la sécurité qui doivent servir en partie à reprendre la mainmise sur la production, la distribution et le contrôle de la sécurité. Nous faisons alors l'hypothèse de deux probables conséquences de ce déploiement des polices publiques, soit d'une part l'affaiblissement du monopole de l'État sur la gouvernance de la sécurité (oú cette dernière, de bien collectif se transforme petit à petit en bien de consommation), et d'autre part l'effet paradoxal de ces stratégies. Alors que l'objectif poursuivi par la police est de consolider sa place de leader en matière de sécurité, l'expansion de ses activités de commercialisation et d'accréditation pourrait avoir l'effet inverse, en ce que la distance qui sépare police publique et sécurité privée s'amenuise. vV.61,n.4doct.-déc. 2008pp.445-462tRevue Internationale de Criminologie et de Police Technique et ScientifiquecGenève aCRIMINOLOGIA aSEGURANÇA PÚBLICA aCANADÁ aMULONEbMassimiliano jPP184