01802nam a2200205 450000100060000010000410000610100080004720001090005533011440016446101290130860600260143760600260146360600130148960600120150260600110151460600180152570000220154370100210156585200100158620191 a20060117c2005 y0pory50 ba afre aLes mutilations génitales féminines en Suisseeexpertise juridiquefStefan Trechsel, Regula Schlauri aSur invitation de UNICEF - Suisse les auteurs ont préparé une expertise juridique sur l'appréciation de la mutilation génitale féminine (MGF) à la lumière du droit suisse. Après avoir discuté la terminologie - il serait préférable de parler d' «entaille génitale» - les auteurs font la description des différentes formes de MGF. En droit pénal suisse l'opération doit être considérée comme lésion corporelle grave. Ce crime est poursuivi d'office et un éventuel consentement serait sans valeur juridique. Tout au plus, l'auteur pourrait être exculpé en cas d'erreur de droit. Des parents qui envoient leur fille dans le pays d'origine pendant les vacances scolaires pour l'y faire mutiler se rendent coupables comme co-auteurs, même si l'acte est commis à l'étranger, pourvu qu'il soit punissable au lieu de commission. A la lumière du droit des droits de l'homme, la MGF doit être considérée comme un traitement inhumain contraire aux articles 3 CEDH et 7 PIDCP. Le refoulement vers un pays où la victime risque pareil traitement constituerait une violation de ces provisions. vV.58,n.4doct.-déc. 2005pp.387-440tRevue Internationale de Criminologie et de Police Technique et ScientifiquecGenéve aMUTILAÇÃO GENITAL aDIREITOS DA CRIANÇA aESTUDOS  aSUIÇA aCRIME  aDIREITO PENAL aTRECHSELbStefan  aSCHLAURIbRegula jPP184