01868nam a2200205 450000100060000010000410000610100080004720000990005533012130015446101290136760600170149660600230151360600200153660600200155660600300157660600150160660600140162170000170163585200100165219759 a20050228c2004 y0pory50 ba afre aContribution à l'étude des violences extrêmesele criminel de guerre actuelfPierre Thys aLa criminologie accorde une faible place à l'étude des conflits armés. Pourtant, dès 1998, Michel Wiewiorka évoque l'émergence d'un nouveau paradigme de la violence, dont les références contiennent une "barbarie homicide allant aux extrêmes". L'exemple de la guerre en ex-Yougoslavie illustre les conduites de violence extrême et l'analyse du travail du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie permet de mieux connaître la personnalité des auteurs de ces violences. L'article met en évidence la banalité des parcours de vie des cinquante criminels de guerre condamnés à ce jour par le TPIY. Le statut civil ou militaire, le niveau dans la hiérarchie et l'appartenance etnique ne permettent pas de les différencier. La violence extrême ne peut pas s'expliquer par l'obéissance aux ordres. L'adhésion enthousiaste aux programmes d'épuration ethnique, la dérive morale des criminels de guerre et les associations différentielles contribuent à expliquer les actes de violence extrême. L'étude de ces formes de violence peut servir de matrice pour la compéhension d'autres formes de violences: torture, agissements terroriste, crime organisé. vV.57,n.4doct.-déc. 2004pp.480-503tRevue Internationale de Criminologie et de Police Technique et ScientifiquecGenéve aCRIMINOLOGIA aCRIMES VIOLENTOS  aCONFLITO ARMADO aCRIME DE GUERRA aCRIMINALIDADE ORGANIZADA  aTERRORISMO aBÉLGICA aTHYSbPierre jPP184