01764nam a2200181 450000100060000010000410000610100080004720000910005533011730014646101250131960600280144460600090147260600270148160600310150860600130153970000200155285200100157214842 a20010326c1998 y0pory50 ba afre aPeines intermédiaires, surveillance électronique et abolitionnismefMaurice Cusson aLes peines intermédiaires (réparation à la victime, supervision intensive, assignation à domicile...) qui se situent entre la prison et la probation peuvent mieux exprimer que d'autres peines la gravité de la moyenne délinquance. Elles participent d'un idéal de justice et de modération. Et pourtant elles sont sous-utilisées. Pourquoi? Parce qu'elles sont coincées entre un conservatisme populaire poussant à la sévérité et un conservatisme abolitionniste qui les discréditent en faisant mine de s'attaquer à la surveillance électronique et en s'appuyant sur la métaphore de l'élargissement du filet pénal. Cette thèse prête flanc à une réfutation en quatre points. 1 - Elle ignore la possibilité que l'augmentation des peines soit due à l'augmentation de la criminalité. 2 - Elle ne tient pas compte de la raison d'être des sanctions intermédiaires: punir plus justement et plus modérément. 3 - Elle est contredite par l'observation empirique. 4 - Elle repose en dernière analyse sur l'espérance utopique d'un monde meilleur ou les notions mêmes de crime et de peine seraient nulles et non avenues. vV.51,n.1dJan.-Mars 1998pp.34-45tRevue Internationale de Criminologie et de Police Technique et ScientifiquecGenéve aDIREITO PENITENCIÁRIO aPENA aPULSEIRA ELECTRÓNICA aVIGILÂNCIA ELECTRÓNICA aCANADÁ aCUSSONbMaurice jPP184