02028nam a2200217 450000100060000010000410000610100080004720000960005533013880015146101090153960600150164860600150166360600130167860600170169160600130170860600230172160600130174470000230175770100200178085200100180014543 a20010326c1997 y0pory50 ba afre aL'incarcération comme mode de gestion de l'itinérancefDanielle Laberge, Daphné Morin aL'itinérance apparait comme un problème social de plus en plus complexe et hétérogène. Le phénomène est changeant et le profil général des itinérants, même défini de façon limitée, s'est largement transformé au cours des quinze dernières années.Cet article porte sur une des formes extrême mais néanmois courantes d'intervention auprès des personnes itinérantes: leurs criminalisation et, en particulier, leur emprisonnement. Cette réponse sociale n'est pas nouvelle ni sans conséquence puisqu'elle contribue activement à la détérioration de la situation de la situation des personnes prises en charges, qu'elle réduit leurs changes d'obtenir un soutien et des services plus adéquats, et enfin qu'elle est très coûteuse sans pour autant être efficace.Nous avons découpé en trois parties l'analyse des facteurs susceptibles de saisir ce phénomène: la première traite des conditions de vie et des réactions de l'environnement comme facteur de déclenchement de l'intervention pénale; la deuxième, des facteurs permettant de comprendre pourquoi ces interventions ont plus de risques de se traduire par une incarcération; enfin, la dernière cible les coûts sociaux associés à la mise en oeuvre de ce type de réponse et qui se répercutent sur l'existence déjà précaire de cette population. vV.50,n.1dJan.-Mars 1997pp.38-53tRevue Internacionale de Criminologie et de Police TechniquecGenéve aSOCIOLOGIA aSEM ABRIGO aVADIAGEM aVAGABUNDAGEM aPRISÃO aCRIMINALIZAÇÃO aCANADÁ aLABERGEbDanielle  aMORINbDephné jPP184