01480nam a2200133 450000100060000010000410000610100080004720001450005533010400020046100550124060600220129570000190131785200100133614457 a20010326u y0pory50 ba afre aUne relation 'dans l'intérêt de l'enfant'? Le juge de la famile et les lieux d'accueil pour l'exercice du droit de visitefIsabelle Sayn aUne enquête par entretiens effectués auprès de 18 juges aux affaires familiales permet de mieux comprendre les relations que ces magistrats ont élaborées avec les lieux d'accueil pour l'exercice du droit de visite. L'analyse des entretiens révèle un double paradoxe. Bien que les juges soeint très demandeurs d'informations et disposent du pouvoir d'exiger des lieux d'accueil qu'ils fournissent les indications recherchées, ils se résolvent en général à obtenir moins d'informations qu'ils ne le désirent. Ils respectent la confidentialité que leur opposent les lieux. Corrélativement, bien que les juges prêtent une très grande autorité à leurs décisions, ils n'ont pas les moyens juridiques d'en imposer le respect aux lieux d'accueil. Ils y parviennent pourtant sans trop de difficultés. C'est que la collaboration entre magistrats et lieux d'accueil renforce l'autorité de la décision judiciaire pour aboutir au maintien des relations personnelles de l'enfant avec ses deux parents. vN.33d1996pp.329-340tDroit et SociétécParis aDIREITO DE VISITA aSAYNbIsabelle jP.102