Criminologie et rapports de sexes / Cédric Le Bodic
In: Revue Internationale de Criminologie et de Police Technique et Scientifique. Genéve. V.59,n.4 (oct.-déc. 2006) , p.414-425Idioma: Francês.Assunto: CRIMINOLOGIA | PSICOLOGIA | GÉNERO | CRIMINALIDADE | MULHER | FRANÇA Localização e Cota : PP184 Resumo: Depuis l'antiquité, deux paradigmes explicatifs de la différence des sexes viennent servir deux types de thèses: l'une prescrivant une différence radicale entre le mâle et le femelle, l'autre établissant une différence relative. Ces deux thèses apparaissent co-existantes dans le corpus théorique de Freud, pour qui finalement l'inconscient ne connaît pas la différence des sexes. Historiquement, il est aussi possible de voir que le savoir concernant la femme vient en dépendance de celui traitant des hommes. Ces considérations a priori lointaines de la criminologie la concernent pourtant directement. En effet, traitant de la criminologie féminine, nombreux sont les auteurs à indiquer une spécificité et à argumenter une criminologie spécifique à leur sexe. Souvent exprimé par la question, y a-t-il spécificité de la criminalité féminine?, un débat épistémologique se trouve alors soulevé. Nous verrons qu'une lecture de la différence n'implique pas les mêmes conséquences, selon que l'on se situe dans un registre de pensée épidémiologique, phénoménologique, ou métapsychologique. En somme, nous voudrions montrer que la criminologie féminine pourrait ne pas comprendre que des femmes.| Item type | Current location | Call number | Status | Date due | Barcode |
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| Analíticos de Periódicos | Biblioteca da Direção-Geral de Reinserção e Serviços Prisionais | PP184 (Browse shelf) | Available |
Depuis l'antiquité, deux paradigmes explicatifs de la différence des sexes viennent servir deux types de thèses: l'une prescrivant une différence radicale entre le mâle et le femelle, l'autre établissant une différence relative. Ces deux thèses apparaissent co-existantes dans le corpus théorique de Freud, pour qui finalement l'inconscient ne connaît pas la différence des sexes. Historiquement, il est aussi possible de voir que le savoir concernant la femme vient en dépendance de celui traitant des hommes. Ces considérations a priori lointaines de la criminologie la concernent pourtant directement. En effet, traitant de la criminologie féminine, nombreux sont les auteurs à indiquer une spécificité et à argumenter une criminologie spécifique à leur sexe. Souvent exprimé par la question, y a-t-il spécificité de la criminalité féminine?, un débat épistémologique se trouve alors soulevé. Nous verrons qu'une lecture de la différence n'implique pas les mêmes conséquences, selon que l'on se situe dans un registre de pensée épidémiologique, phénoménologique, ou métapsychologique. En somme, nous voudrions montrer que la criminologie féminine pourrait ne pas comprendre que des femmes.
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