Approche historique et sociologique du milieu carcéral en France : comment comprendre les difficultés d'ouverture de la politique pénitentiaire française (1789-1945) / Patrick Colin
In: Análise Psicológica. Lisboa. S.20,n.3 (Jul.-Set. 2002) , p.297-306Idioma: Português.Assunto: PSICOLOGIA | ANÁLISE PSICOLÓGICA | MEIO PRISIONAL | POLÍTICA PENITENCIÁRIA | REFORMA PENITENCIÁRIA | PORTUGAL Localização e Cota : PP76 Resumo: L'approche historique et sociologique du milieu carcéral en France depuis le début du XIXéme siècle nous permet de mieux comprendre les difficultés d'ouverture de la politique pénitentiaire française à la fin du XXéme siècle. Pendant toute la première moitié du XIXéme siécle, la société des prisions prépare une pénitentiaire. On croit à l'emprisonnement cellulaire et à l'amendement des criminels par le travail. De 1850 à 1945 nous assistons à une orientation répressive de la politique pénitentiaire. Les réformes pénitentiaires proposées pa la société des prisons ne sont pas appliquées: absence de reconstruction de nouvelles prisons, échec du "tout cellulaire", omniprésence des employeurs. Le consensus de la majorité des criminologues français autour des approches biologiques lombrosiennes ou lacassagnienne favorise la pratique de la colonisation pénale: le criminel est irrécupérable. Il faut attendre 1945 pour que l'amendement et le reclassement soit de nouveau placé au centre de la politique pénitentiaire française.| Item type | Current location | Call number | Status | Date due | Barcode |
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| Analíticos de Periódicos | Biblioteca da Direção-Geral de Reinserção e Serviços Prisionais | PP76 (Browse shelf) | Available |
L'approche historique et sociologique du milieu carcéral en France depuis le début du XIXéme siècle nous permet de mieux comprendre les difficultés d'ouverture de la politique pénitentiaire française à la fin du XXéme siècle. Pendant toute la première moitié du XIXéme siécle, la société des prisions prépare une pénitentiaire. On croit à l'emprisonnement cellulaire et à l'amendement des criminels par le travail. De 1850 à 1945 nous assistons à une orientation répressive de la politique pénitentiaire. Les réformes pénitentiaires proposées pa la société des prisons ne sont pas appliquées: absence de reconstruction de nouvelles prisons, échec du "tout cellulaire", omniprésence des employeurs. Le consensus de la majorité des criminologues français autour des approches biologiques lombrosiennes ou lacassagnienne favorise la pratique de la colonisation pénale: le criminel est irrécupérable. Il faut attendre 1945 pour que l'amendement et le reclassement soit de nouveau placé au centre de la politique pénitentiaire française.
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